Publié par : xrevil | mercredi 13 mai 2009

Analyse biomécanique au cours de l’empannage

Dans cet article nous allons aborder l’analyse biomécanique concernant un équipier lors de l’empannage à partir d’une position de trapèze. On s’intéressera aux muscles sollicités chez l’équipier car lors de cette manoeuvre, le barreur est beaucoup moins mis en difficulté que son équipier. Il ne fait qu’une rotation d’une position assise à une autre position assise. Par contre l’équipier va devoir dans un premier temps se rentrer de sa position de trapèze tout en :

  1. contrôlant l’écoute de spi
  2. maintenant son équilibre en position debout
  3. résistant à la décellération du bateau et à la force centrifuge engendrée par le début de rotation de celui-ci

début rentrer2

Dans cette première phase, au niveau des bras nous pouvons noter que :

  • le bras qui attrappe la poignée de trapèze (droit sur la photo) va passer d’une position en extension à une traction qui va mettre en jeu le biceps, principal fléchisseur du coude. de cette façon l’équipier va tirer son corps vers le haut
  • l’autre bras, celui tenant l’écoute de spi, est contracté lui aussi grâce à l’action du biceps mais aussi des muscles de l’avant bras (pronateurs et supinateurs) sans oublier les nombreux muscles de la main.
  • afin de faire rentrer le corps à bord du bateau, il va falloir donner un « coup de reins » qui met en jeu les dorsaux et les abdominaux (en blanc). Il est donc important d’être bien gainé afin d’éviter les risques de blessure.

rentrer extension

Pour finir de rentrer à bord du bateau, les quadriceps vont être fortement sollicités afin de redresser tout le corps. Au niveau des bras, celui qui contrôle l’écoute de spi met toujours en jeu son biceps alors que le bras tenant la poignée de trapèze va solliciter son triceps afin de s’appuyer sur la poignée de trapèze qui se trouve plus basse et qui est utilisée comme un appui .

reborder sortie 2

Une fois accroupi pour passer sous la bôme, l’équipier va faire passer son spi sur l’autre bord et le reborder en utilisant ses biceps. Au niveau des membres inférieurs, les ischiaux jambiers et les quadriceps sont bien utiles afin d’avoir des appuis solides pour résister à la traction du spi qui a tendance à nous faire glisser vers la poulie.

Lors de l’empannage, l’équipier devra à la fois changer son spi de bord mais aussi tout son corps. Il devra s’accroupir pour passer sous la bôme puis reborder le plus rapidement possible son spi. Ces différentes actions vont solliciter différents groupes musculaires :

  • afin de s’accroupir, l’équipier sollicite ses quadriceps (qui, précisons le, sont les muscles les plus volumineux du corps humain) ce qui permet la flexion de la cuisse sur le bassin.
  • Au niveau des membres inférieurs, les quadriceps et les ischiaux-jambiers (leurs antagonistes) sont très utiles pour garantir des appuis solides à l’équipier, évitant ainsi  qu’il « glisse » vers la poulie. En effet, de bons appuis lui permettront de mieux résister à la traction exercée par le spi

sortie2

Enfin l’équipier va sortir au trapèze en utilisant ses biceps en position statique afin de contrôler sa sortie (en se tenant à la poignée, au début tout le poids du corps est sur le biceps) et l’écoute de spi. Par contre les muscles de ses jambes (quadriceps et ischiaux jambiers) vont travailler en dynamique afin de pousser le corps vers l’extérieur et reculer le long du bateau grâce notamment à une action de l’ischiau-jambier qui permet une extension de la jambe sur la cuisse.

On voit donc que cette manoeuvre met en jeu de nombreux muscles qu’il sera nécessaire de faire travailler et de muscler afin d’être à l’aise et efficace sur le bateau. Les efforts sont importants et brefs, la manoeuvre est rapide et la contraction musculaire maximale.

On peut dire que les muscles fonctionnent en filière anaérobie alactique, c’est à dire qu’ils n’ont quasiment pas recours à l’oxygénation et qu’ils ne créent pas d’acide lactique. Les muscles utilisent la petite quantité d’énergie qu’ils contiennent.

Mais il ne faut pas oublier non plus que c’est une manoeuvre qui requiert des appuis solides sur un support qui bouge sans cesse. Il est donc nécessaire d’avoir un bon équilibre et surtout un bon gainage général. Pour cela il existe des exercices assez simples à mettre en place, sans avoir besoin de beaucoup de matériel, comme celui présenté ci-dessous qui modélise une partie de la manoeuvre (déplacements et gainage) :

gainageOn part d’une position d’équilibre fessier (gainage général) à 1m50 d’un élastique tendu à environ 1m de hauteur, on tient cette position 10 secondes, on se lève complètement dans un mouvement explosif (travail des quadriceps et ischiaux-jambiers) pour se rebaisser pour passer sous l’élastique, se relever derrière l’élastique avant de se remettre en position d’équilibre fessier. Répetez 10 fois l’exercice.

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